Ce matin, le réveil a sonné très tôt, comme souvent à présent, et pour cause je dois prendre des 9h un bus avec d’autres touristes car je vais aller à la rencontre des Indiens Tarahumaras. La visite est prévue pour une durée de 5 heures.

Quand je rentre dans le petit bus, je ne suis pas le seul. A ma droite, il y a Ken qui est de Singapour mais il étudie ici. Il y a un allemand et une espagnole qui sont en couple (j’espère qu’il parle pas trop de la crise européenne parce que là Angela elle est pas très sympa avec les espagnols actuellement) et une famille de 5 mexicains! Bref, nous partons sans nous connaitre mais dès le départs cela ne loupe pas première question des mexicains: Pourquoi venir ici? Résultat: Bonne ambiance durant le parcours!

Première destination, un complexe ecotouriste qui se trouve à 3km de Creel. Et notamment de la gruta de Sebastian, une grotte habité par des indiens depuis 4 générations. On reste une trentaine de minutes avec les habitants. J’ai deja tres tres froid à Creel, je me demande comment ils font pour vivre ici étant donné qu’ils dorment à même le sol dans a grotte! Je me sens un peu mal à l’aise, j’ai l’impression d’etre dans un zoo, meme si il est vrai je ne pensais pas voir des populations vivant encore comme cela.  Ils refusent toute modernité pour etre plus proche de la nature.

Après cette visite, on reprend la route je fais donc plus connaissance avec Ken, et vu comment je grelote, il me prête son blouson! La température à Creel est de…-1°c le matin et monte à 17°c l’après midi.!!!! C’était tellement pas prévu ce temps que j’ai donné mon pull à Tracey à San Francisco. Merci Ken, tu me sauves d’une bonne bronchite. Dans le petit camion, un débat s’instaure en effet je pense visiter une ancienne ville minière qui se trouve a plus de 250km d’ici: Batopilas. Or, le Lonely Planet de Ken n’en parle et la route pour y aller est catastrophique! Les mexicains eux même son partagé sur l’utilité d’y aller. Pourtant cette ville pourrai me plaire, ce fut la 2eme ville du pays, la 2eme a avoir l’électricité durant la grand période sur la recherche d’or mais avec la fin des mines Batopilas a perdu presque tous ces habitants et c’est presque maintenant une ville fantôme. Bref cela me plait comme programme, cela doit être intéressant à visiter. Non?

Le débat n’est pas fini que l’on arrive devant une église, on se demande se qu’elle fait ici alors qu’il n’y rien aux alentours, ni habitation, ni humains, rien! Puis nous nous retrouvons devant une superbe Vallée, zone étonnante de rochers en forme de champignons et de…grenouilles! Certains savent ma peur des grenouilles, cela fait beaucoup rire dans le bus, surtout quand l’Allemand me sort: « Un français, qui a peur des grenouilles, c’est quand même assez marrant »! OOOhh c’est pas gentil! Et les Allemands en short tu crois que c’est mieux!! lol. Bref ce tour est vraiment sympa, bonne ambiance, et tres beaux paysages à découvrir!

En continuant sur la route, on traverse le Lago de Arareko, un superbe lac avec des sapins tout autour et des dizaines de petits indiens presents pour te vendre leurs artisanats.

On termine la visite par deux sites, une autre Vallée appelé la Vallée des pénis! Euh, j’ose pas mettre un « P » à pénis là! Non ce n’est pas une erreur de frappes ou Yohann qui divague, mais c’est bien ce que nous a sortie le guide, j’ai eu confirmation par la tête de Ken qui se demandait si il avait bien compris ou pas.

Pour terminer nous avons un peu escalader les rochers pour nous retrouver devant la Cascada de Cusarare. Elle se trouve à plus de 25km de Creel, (heureusement que j’ai pas fais tous cela en vélo comme je voulais le faire au départ). On y voit une chute d’eau impressionnante de plus de 40 de hauteur, enfin c’est ce qui est écrit sur le Guide du Routard et que confirme les photos! Parce que si on voit un troue béant comme un canyon, la chute impressionnante à accoucher d’un petit filament d’eau. Un peu decevant mais surtout très inquiétant. Normalement a cette période de l’année, les rivières devraient être pleine puisque les fortes pluies sont prévue dans cette région en juillet et aout! Si il y a déjà une sécheresse début novembre, comment vont-ils faire pour vivre les indiens!

La fin de la journée fut un peu monotone. Nous sommes rentré à 14h. Nous sommes partie manger Ken et moi dans un petit restaurent. Puis le froid à commencer à pénétrer toute la ville de Creel. On a donc été faire la sieste. Quand je dis « on » ne vous méprenez pas! Il se trouve que Ken dort dans la même chambre que moi. Hier nous étions 5 à dormir (2 allemandes, Ken, et un inconnu dont j’ai pas eu le temps de parler). Et ce soir, nous sommes que deux! Ken, prend un livre, cela tombe bien moi aussi, je vais pouvoir commencer à lire le livre que je rêve de lire depuis 2 ans mais dont je n’ai pas commencé par manque de temps « Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial ».

Ken: « Elle est ou la chutte d’eau de plus de 40 metres…

A 20h, on retourne dans le froid pour aller trouver un petit restaurant. Et là, deux habitants de Creel vont directement dans notre direction et parlent à Ken. Ce dernier étant inscrit au site Coach Surfing (des personnes qui laissent des voyageurs dormir dans leur sofa) ils avaient fait connaissance sur le net la semaine d’avant. On finit chez les deux mecs ou plutôt chez la maman de l’un deux. La mère vachement sympa nous laisse rentré sans problème. Je me retrouve dans une maison ou il y règne une ambiance bien familiale. Mais ce qui me surprend le plus c’est le manque d’objet, de meuble qu’il y a dans la maison. La table est un tronc d’arbre, les meubles du salon pareils et je peux voir deux petits lits. C’est tout! Je réfléchie, est ce que je suis chez une famille pauvre? Si c’est le cas, c’est quand même énorme d’être invité ici et qu’on nous offre alcool et cigarette. Cela me fait penser à l’Argentine, ou les pauvres t’ouvrent toujours leurs portes. Je me couche 3h plus tard en pensant à une chanson de Coluche: L’argent ne fait pas le bonheur des pauvres…

Demain on a prévu, dois-je vraiment le dire, d’aller se baigner dans des thermes, ce qui n’est pas catastrophique, mais on décide d’y aller en stop! (Je vous rassure tous ces bien passé!)

Yohann Taillandier (https://yoytourdumonde.fr)

 

 

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