Le réveil n’a pas sonné ce matin mais la nature a fait son travail ! Déjà hier pour aller axu toilettes j’ai du traverser des champs, j’ai l’impression d’être à Saint Martin du Vieux Bellême (Normandie) dans les années 60. Les femmes lavent leur linge dans d’énorme lavoir, la communauté est beaucoup plus solidaire et les toilettes ne sont pas dans les maisons mais dans des champs ! Et…et ce matin se sont donc les coqs qui nous ont lève des 5h du matin. Résultat cela nous a valu un énorme fou rire car nous avons fait durant 30 minutes les différents sons du coq selon les pays. Et grosse surprise cela est vraiment différents entre La France, l’Allemagne, le Guatemala. La palme venant aux USA qui font un bruit commençant par cocorico et terminant pat un genre de rikiki. Bref, la matinée commence dans la joie et la bonne humeur.

Guatemala: Je quitte des le matin de superbes paysages. Photo prise pres de la Communauté ou j’ai dormie.

Guatemala: Arme de nos batons et sac, nous repartons pour plus de 10h de marche. Ouiah ouiah je sais, je vais avoir un sacre beau cul en revenant en France. ptdr

Petit déjeuné vers 5h30 et nous prenions de nouveau nos différents bâtons et sacs pour continuer le périple. Hier nous avons perdu beaucoup de temps d’après Carlos à cause de l’orage, nous devons marcher un peu plus vite aujourd’hui.

Je ne vais pas écrire autant qu’hier sur les paysages sont toujours aussi magnifiques. Quelques fois je me retrouve sur des chemins ou les précipices sont très grand dans ce cas j’essai de ne pas trop regarder dans le fond. Vers 10h nous traversons une tres grande rivière avec un pont en bois qui peut s’écrouler à tout moment. L’occasion également de prendre un bain de soleil et de se reposer pendant une demi-heure. Et vers 12h nous avons traversé une montagne ou il y avait juste la place pour faire passer une voiture et des deux cotés un précipice. Superbe endroit ou je me suis souvent posé la question de savoir comment ils avaient fait pour construire la route.

Guatemala: Paysage traversé.

En effet, il faut savoir qu’au Guatemala le gouvernement à entrepris la construction de route son entretien est tres franchement à désirer. Un truc de fou, il y a des trous partout au mieux ! Au pire, une partie de la montagne s’est effondré sur la route et l’Etat Guatémaltèque a décidé de ne pas refaire de travaux. C’est donc la population locale qui a besoin de route pour faire vivre du commence et travailler qui s’en charge. Dans ce cas, il y a parfois de nouveaux tracé et l’Etat Guatémaltèque informe la population par panneau que ce passage est à leurs risques et périls. Soit les locaux font des travaux direct sur la voie défoncé mais la aussi l’Etat Guatémaltèque informe qu’en cas d’accident ils ne sont pas responsable ! Du genre : Je m’en lave les mains, on peut dire que l’Etat Guatémaltèque ne prend pas du tout c’est responsabilité.

Guatemala: Paysage traversé.

Guatemala: Carlos en pleine meditation.

Arrive l’heure du repas. Nous nous arrêtons devant un petit commerce dans une zone complètement perdu. On achète de la nourriture pour faire le repas mais la vendeuses n’a pas de monnaie. Intelligemment Carlos propose alors qu’elle nous fasse la nourriture est nous serons quitte. Elle accepte, décidément tout parait plus simple au Guatemala ! Apres 30 minutes, nous arrivons dans la cuisine avec les Allemands. Dans la cuisine, il y a la vendeuse qui est avec sa grand-mère est Carlos. La discutions entre les trois est pesante. J’en comprends de suite les problèmes. La vendeuse a 17 ans et veut quitter la Communauté pour étudier. Sa mère est déjà partie à la Capitale là ou il y a les meilleures universités. Le hic est qui va s’occuper de la grand-mère et surtout, elle a une demande en mariage d’un homme de la Communauté qu’elle n’aime pas mais est amoureuse d’un autre qui ne veut pas s’engager. Mais c’est surtout sur la question de l’université que cela bloque. Parce que l’université coute très chers ici au Guatemala. La grand-mère lui a bien donné un peu d’argent pour pouvoir étudier ici mais sans université officielle.  Je me rends compte que cette discutions est une discussion que je pourrai entendre tous les jours au Guatemala. Cette jeunesse qui dans les montagnes n’a d’autres choix que de faire comme leurs parents, rester dans la communauté. Si certains veulent aller à l’université ils s’exposent à différents problèmes, le premier étant l’argent ! Comment payer l’université et le logement ? Rien qu’avec ces deux questions le choix est fait ils restent donc dans la communauté. Mais si vraiment le choix est d’étudier, il quitte la Communauté pour aller à la Capitale, bien-sur il n’y a que des Universités à la capitale. Il quitte donc la Communauté et se retrouve seul dans une ville avec des millions d’habitants alors qu’avant ils étaient 200 dans la Communauté. Généralement, beaucoup sombres alors dans l’alcool et la dépression et quand il décide de revenir à la Communauté ils sont presque mis à l’écart. Je reste à écouter le débat, Carlos alors me demande comment cela se passe en France ? Je réponds pendant 10 minutes. Cette vendeuse sympathique me parait être une vendeuse coincée dans ces montagnes avec aucune porte de sortie. Cela mine mon moral. Sur les murs de la cuisine je remarque qu’il y a un quelques page déchiré de journaux, je regarde de plus pres il s’agit des voyages de différentes fusées dans l’espace. L’évasion, tout ici amène à l’évasion.  Je vois souvent des panneaux de l’Union Européenne qui  donne de l’argent pour la réhabilitation de maisons anciennes dans les rues ce qui est une bonne chose. Mais la construction d’une université dans cette partie du Guatemala avec la présence d’une population indigène Maya serait encore plus intelligent. Pas une grande université comme on peut l’imaginer en France. Mais déjà une structure de 5 ou 6 salles pour commencer avec des enseignements de qualité.  Voila ce que je répond à Carlos quand il me dit qu’il vaut mieux pour ces personnes qu’elles partent du Guatemala pour les USA ou L’Europe. Je ne pense pas, mieux vaut construire une ou deux université dans le reste du Guatemala et qu’ils gardent leurs tête grise !!!

Guatemala: J’ai prie plusieurs photos de la grand mere que je trouvais tres belle.

Guatemala

Guatemala: On peut voir la tenue locale porté par la grand mere.

Dans l’après midi, on traverse plusieurs communautés et nous avons la chance de voir une réunion. Sur la place publique des centaines de Mayas et le chef étaient en grande discussion. Toujours le même problème il manque de l’argent pour développer les infrastructures de la région. Même doléance d’un pays qui pourtant ne me parait pas tant dans le chaos que les guides ou les documentaires semblent l’indiquer. Je vois surtout qu’ils ont le sourire un énorme et grand sourire et cela me réchauffe le cœur.

Guatemala: Apres le repas nous retrouvons des paysages a couper le souffle.

Guatemala: De part est d’autres du chemin le neant. Et puisque le chemin est limite en sable on se demande comment cela tient.

Vers 17h nous arrivons dans la ville ou nous allons dormir. Demain matin nous serons au Lac, nous avons marché plus de 12h aujourd’hui.  Mais bizarrement je n’ai aucune douleurs aux jambes qui semblent s’être habitué à par quelques ampoules. A table Carlos nous demande si nous nous rappelons du type qui avait un énorme fusil quand nous nous dirigions du coté du Volcan Santiaguito, nous répondons oui. Et il nous dit que c’était un paysan qui était présent pour tuer des militaires si c’est dernier se trouvaient pres du village. « TUER » !!!??

Guatemala: Sur le chemin j’ai pu voir des parcelles entieres de…. CAFE. De l’Arabica en plus. Pensée aux collegues de Nespresso.

Carlos nous parle du Guatemala, de son Guatemala et non du Guatemala que l’on peut lire dans les guides ou dans les histoires officielles. La semaine dernière il y a eu plus de 30 morts du coté des paysans. Cela n’est pas la première fois et cela ne sera pas la dernière. Je lui rétorque pourquoi cette bataille entre « Paysans-Militaire »alors que la guerre civile au Guatemala est terminée depuis un  1996 et que celle-ci a fait des milliers et des milliers de morts. La guerre civile n’est pas finie Yohann me répond Carlos! Elle en est loin. Des payants ce fait encore assassiné par les militaires avec l’aval du gouvernement. Pourquoi ? La Drogue. Les paysans qui n’arrivent plus à vivre dans ce système capitaliste ou ils doivent tous donner, ils n’hésitent plus à présent à planter de la drogue sur des parcelles. L’armée quand elle apprend cela arrive est décide de tuer les paysans et certains villageois qui les protègent ; Pour ne pas se laisser faire ces derniers se sont organisé est chaque mois chaque camps compte ces morts !

Guatemala: Fresque qui se trouvait sur la place principale d’une petite communauté ou les habitants s’etaient reuni pour parler des differents problemes au sein de la Communauté. On peut voir sur la partie droite le jeu floue entre homme armé, l’armée et un Maya a terre qui semble avoir ete tue.

Je fini mon plats la tête dans le guidon ! La guerre civile fait encore rage au Guatemala je me répète dans la tête. Je ne suis pas inquiet pour moi je sais que cette guerre sale se fait loin des zones touristiques, le gouvernement ne voulant certainement pas faire trop de bruit dans cette pratique de justice à la vie à la mort ou les Droits de L’Homme sont bafoué. Je suis surtout peiné par la population. Une population qui vie cette tension au quotidien ! Mais surtout je ne vois pas de porte de sortie. Il faudrait pour se faire que les USA change complètement leur politique ! Il commence d’ailleurs à m’agacer sur leur position vis-à-vis des pays d’Amérique Centrale. Clairement les pays d’Amérique Centrale reçoivent des milliers de dollars par les USA s’ils ont une politique de lutte contre les drogues fortes. Résultat : Depuis 2005 le Mexique est a plus de 60 000 morts. Toujours pour faire bon amis avec les USA le Guatemala en prend le chemin. On parle de plus en plus d’une guerre au Mexique, le terme est aussi présent au Guatemala. Mais l’oncle Sam s’en moque, on distribue des dollars et les morts ne sont pas de leur coté de la frontière ! 

Guatemala: Une photo pour vous donner l’eau à la bouche du paysage EXTRAORDINAIRE que j’ai vu le lendemain matin quand je suis arrive du cote du Lac Atitlan.

 

Yohann Taillandier (https://yoytourdumonde.fr)

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